Du bout des doigts, avec délicatesse et abandon, il dépose ses petites touches d’encre noire sur le papier crème de son petit carnet Moleskine. Il ne le quitte jamais.

Le café du coin offre chaque jour l’occasion d’y laisser une trace, sorte de journal intime de l’humeur du moment. Car les sujets ne manquent pas dans ce genre d’endroit.

Mais ce n’est pas le seul, le monde qui l’entoure est une source inépuisable de petites histoires à croquer du bout du stylo, d’instants à fixer sur le papier, d’images à partager comme on les fait défiler sur son téléphone.

Même s’il affectionne de retranscrire au plus juste cette réalité, il laisse aussi volontiers son trait s’affranchir du réel et ouvrir une parenthèse, une respiration. Car dans ces instantanés du quotidien il n’est pas seulement question de plaisir, mais aussi de dimension méditative et poétique du geste.